Patients

Ils sont notre priorité.

Nos objectifs auprès des patients sont de leur permettre de mieux s’engager dans leur thérapie, et de ce fait les rendre acteurs.
Le bullet journal thérapeutique est un excellent outil de psychoéducation. Effectivement, grâce aux pages réalisées avec le Bujo Thérapeute, le patient apprend à connaître sa pathologie et à mieux la gérer. Ainsi, il gagne de l’autonomie, et crée une réelle collaboration avec son thérapeute.
Le praticien doit cependant respecter le code de déontologie instauré par l’association, il s’y engage d’ailleurs solennellement lors de sa formation auprès de nous.

Cette même déontologie est enseignée au patient afin qu’il connaisse les marges de manœuvre du praticien. Rendant cette éthique visible aux yeux de tous, l’association Bujo Thérapie veille à la protection des bénéficiaires de son protocole thérapeutique.

Les conséquences de réduction du budget alloué à l’espace hospitalier n’est plus un secret. Sont souvent mis en avant les urgences, et les EHPAD pour la qualité déplorable de soin qu’on permet aux soignants d’effectuer. La scène médiatique, bien que justifiée et encore insuffisante, ne laisse aucune place à la condition de la psychiatrie française.

• Les institutions d’accueil sont en sous-effectifs.
• Les médecins, psychologues et infirmières sont épuisés et insatisfaits du soin qu’ils dispensent
• Les internements se résument bien souvent à de la mise en sûreté, le soin est initié mais redirigé vers les libéraux dès la sortie.
• Les activités d’occupation manquent cruellement dans de nombreux hopitaux, où les infirmiers-es sont en nombre insuffisants pour se détacher et initier des ateliers.
• Les budgets alloués à l’art-thérapie, le sport, sont au minimum, alors que pour redonner goût à la vie, ce serait complémentaire aux traitements médicamenteux.
• Les conséquences sont nombreuses, et même avec la plus grande volonté, nous ne saurons en dresser une liste exhaustive.

Dans un monde idéal, des Bujo Thérapeutes bénévoles ou salariés de notre association, ou en stage, pourraient dispenser des ateliers gratuits dans ces institutions. Ils seraient formateurs pour le personnel et thérapeutiques et occupationnels pour les patients.  Nous sommes en recherche d’adjuvants pour rationaliser les apports en milieux hospitaliers.

A ce jour, la solution la plus appréciable budgétairement pour chacun des acteurs, reste l’accessibilité de la formation au protocole de Bujo Thérapie, car ses effets sont de l’ordre de l’optimisation, de l’humanisation et de l’allègement pour le personnel soignant. Les ateliers coûtent peu à réaliser et sont de l’ordre de la psychoéducation, ils ne nécessitent qu’un cahier et un stylo.
Ainsi le patient peut ancrer le Bullet journal dans son quotidien et vivre l’atelier au fil des jours de sa vie. Contrairement à un atelier créativité où de l’installation, du rangement et du matériel sont nécessaires.

D’ailleurs, à ce jour les ateliers dispensés par l’association ressemblent plus à un cours de Bullet journal pour ouvrir à ses possibilités et l’essentiel du travail réalisé s’effectue grâce au patient lui-même en dehors des heures d’atelier. Une telle ouverture démocratisée aurait des retombées encore inimaginables sur les instituts hospitaliers psychiatriques.

N’a pas été encore ouvert une telle possibilité en EHPAD, mais QUID du besoin?

Au regard des résultats de ces messieurs Langer et Rodin en 1976 et 1977, une psychogérontologie axée sur le contrôle de soi et les ouvertures, peut avoir de grands effets thérapeutiques, le Bullet journal est un moyen supplémentaire dans cette direction.

Nous sommes d’ailleurs en l’attente d’un volontaire pour développer cet aspect. Contactez-nous.

Établissements de soins

Nous tournons notre regard vers eux.

En associatif:

Notamment les groupes d’entraide mutuelle, qui permettent aux malades de rompre l’isolement, retrouver des activités de loisir, de sortir de leurs conditions de malades, ou l’Unafam, dont les actions sont multiples et diverses (sensibilisation, médiations, soins, occupations, etc), qui sont des associations où les acteurs sont sur le terrain. Nous n’oublions pas non plus SOS Suicide, ou SOS amitié, où des bénévoles permettent de réduire le risque suicidaire, ou parfois juste d’ouvrir un espace de parole, tant attendu et nécessaire pour le malade isolé de la société et souffrant. L’isolement par le silence est trop souvent nié, un malade, soutenu par sa famille, peut s’enfermer dans un silence pesant face à l’incompréhension des proches, et tous ces acteurs permettent, par la compréhension et l’ouverture.

En libéral et associatif, les acteurs sont nombreux.

Aidants

Ces acteurs en externes sur qui tout repose.

 

Le Bullet journal thérapeutique peut rationaliser cette alliance thérapeutique, pour que tous avancent ensemble.

Les libéraux:

• La psychiatrie subit des pressions, les hôpitaux sont dépassés, et les psychiatres en externe accumulent le travail en retard de l’hôpital.

• Les psychologues, souvent salariés de plusieurs institutions, et libéraux, sont dans une situation précaire, et leur public est économiquement faible. Pour des personnes dont la psychothérapie est nécessaire, l’absence d’aide financière de l’état, les mène à des impayés (pénalisant les psychologues) ou à une absence de soin psychothérapique. Les plus engagés dans ce secteur d’activité peinent souvent à tirer un salaire convenable de leur exercice.

Un patient éclairé, engagé, peut faciliter ce travail. Il peut préparer ses entretiens, comprendre les enjeux et mieux s’insérer dans la collaboration thérapeutique. Ainsi, la thérapie, comme collaboration n’est pas le fruit d’une prestation de service délivrée. Ce changement du rapport patient-aidant, peut alléger le travail, tant des institutions que des acteurs, et ainsi soulager durablement le patient.

La société

L'entité collective à l'échelle nationale.

Bujo Thérapie a pour but d’ancrer sa méthode dans la sphère sociale . Pour cela elle compte sur les nouveaux acteurs sociaux. Dans ce sens, tous les ans, Bujo Thérapie met en place un plan social dans le but de former gratuitement et bénévolement une personne en recherche d’emploi pour la réintégrer dans le monde professionnel et ainsi diffuser ses valeurs grâce à ces volontaires.

Aujourd’hui l’intégration sociale des malades psychiques est indispensable dans une société qui malheureusement stigmatise beaucoup trop les minorités. Ainsi, en donnant les bons outils aux patients ainsi qu’aux soignants/aidants on change le regard que peut avoir la société sur les malades qui cherchent à retrouver une autonomie. Les malades, aujourd’hui membres invisibles de la société, pourraient redevenir acteurs de celle-ci.

L’implication du personnel soignant ainsi que des malades eux-mêmes permettrait d’englober toute la société et d’ainsi démocratiser la question des soins apportés dans le milieu psychiatrique. Les nouveaux acteurs feraient évoluer la méthode (sans pour autant sortir du cadre imposé par la déontologie de la Bujo Thérapie), chacun apportant sa pierre à l’édifice.

À ce jour, nous concentrons nos efforts à produire des résultats scientifiques afin de crédibiliser l’approche, mais aussi la diffuser largement, dans l’esprit du Bullet Journal, comme une boule de neige qui à chaque mètre parcouru grossit par elle-même pour s’imposer comme une évidence aux yeux du nouveau monde qui est en train de se construire.

Aujourd’hui utopie, mais c’est des utopies que naît la pensée et le désir et du désir que naît le moyen.

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Le saviez-vous ?

En France, la psychiatrie est dite « institutionnelle ». Cela signifie que les établissements sont divisés en secteur, que les soins sont dirigés par une ligne restrictive, notamment les moyens. A ce jour, plus de 800 établissements d’accueil psychiatriques sont recensés, et c’est sans dire dans quelles conditions de travail et de soins.

En Italie, on parle de psychiatrie « démocratique », il n’y a plus d’hôpitaux psychiatriques depuis 30 ans. Les malades psychiques vivent au sein même de la société. Une solidarité entre les soignants, les aidants officiels et la population s’est installée. La stigmatisation a été effacée. Et malgré des budgets plus faibles, les soins sont plus humains, chacun y va de bon cœur pour apporter sa pierre à l’édifice, les malades sont sécurisés sans être assistés, des lieux d’accueil sont bien-sûr là pour le temps de quelques nuits s’ils ne vont pas bien du tout, mais des permanences sont assurées pour ne pas les laisser seuls, des acteurs se déplacent à leur domicile pour les sécuriser, etc.

Le malade est humain, ses soignants et aidants le sont également. Et même s’il y a des ratés sur le parcours, comme tout projet, le résultat après 30 ans d’essai est sous le rayonnement d’une paix collective.

Et si notre utopie était de l’autre coté des Alpes Maritimes? Et si cette utopie était possible?